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lundi, 05 mai 2008

Fringale

Dites donc, y'a comme un air de soufre non ?

 

L'sentez pas qui fleure bon les appuis de fenêtre, qui embaume les escaliers ?

 J'suis sûr qu'on aura même parfumé la cuvette avec.

 

Enfin, l'air du temps hein.

 

A l'absent et l'oublié, parole.

 ( Et une clope presque à la fenêtre, j'vous jure c'qu'on ferait pas pour son gamin... )

 

 Elle revient

Maintenant il s'endort contre moi, en m'faisant un calin

Y'a une jolie fille dans le coin

Lui c'est vraiment plus c'que c'était

Les gens, les gens, les gens

 

Qu'ils coulent d'or et d'argent dans chaque instant

Que chaque présence soit un plomb qui enfonce encore le fil de l'ambiance profond

Que c'soit d'illustres inconnus complêtement différents

Sur le net

A un café

Dans la rue

Chez moi

Chez eux aussi

Là-bas

 

J'sais pas trop pourquoi, je m'en rassasie pas.

Avant la solitude avait ses charmes.

Je savais la cultiver, en faire quelques pots que j'pensais à arroser.

Tu parles, sont fanées et mortes.

Et moi j'passe mon temps à fourrer mon nez dans l'autre.

 

 Oh, rien d'bien méchant en soi.

J'épie par ci par là.

L'empathie tourne plein régime, vous pensez.

Même, j'parle un peu parfois maintenant.

Ca r'vient lentement.

J'donne des avis.

Des conseils, z'imaginez !

 On aura tout vu, vraiment.

 

Ca doit être le gamin.

C'est pas possible autrement.

Et puis c'te drôle d'odeur dans l'air.

Un truc un peu braisé là.

Comme du roussi à droite à gauche.

 

Allez comprendre pourquoi, c'est sans doute un peu malsain.

Mais ça m'plait plutôt bien. Ca les rend vivants.

 Pleins d'moches petites saletés.

Suitant d'faux sentiments.

De vrais, de bons autant.

Au moins fragiles comme puissants, tout un chacun.

 

Plus ancrés, plus vibrants.

 

Ce doit être l'été qui s'en vient, hein. 

 

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